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Introduction
ORIGINES DES NOMBRES
Apparition des nombres
Utilité des nombres
Le chiffre suivant les
civilisations
Evolution graphique
Ethymologie du chiffre
La base des nombres
Système de numérotation
Les familles de nombres
Les fractions
Application du chiffre
Les équations (2nd degré)
Particularités du chiffre
Les chiffres spéciaux
ORIGINES DES NOTATIONS MATHÉMATIQUES
Les symboles
Les opérations
Les relations
Les fractions
Les groupes
Les constantes
Les variables
La logique
Le calcul
Les termes
Les fonctions
En géométrie
En
trigonométrie
Conclusion
Auteurs
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LES ÉQUATIONS
En
Mésopotamie, les sumériens ont inventés la première écriture vers 3300 av.
J.-C. Des fouilles, commencées au XIXe siècle, ont permis d'exhumer plusieurs
tablettes d'argile frappées au stylet en écriture cunéiforme et probablement
cuites ensuite. Près de 300 d'entre elles concernent les mathématiques et
datent soit de la première dynastie babylonienne (1800 à 1500 av JC) marquée
par le règne d'Hammurabi, soit de la période hellénistique, entre 600 et 300
av J.-C.

Les
premiers textes connus sont très courts et traitent pour la plupart de
comptabilité, de sacs de grain, d'esclaves, d'animaux domestiques. Une
numérotation à base soixante est employée, à l'origine de notre division des
heures et des degrés. Cette civilisation extraordinaire voit lui succéder
entre 1900 et 1600 av J.-C., un empire dont la capitale est Babylone sur
l'Euphrate, juste au Sud de la Bagdad actuelle. Les tablettes de cette époque
conservent une foule d'informations, en particulier elles nous révèlent un
algèbre déjà très développé et témoignent de la maîtrise des babyloniens à
résoudre des équations du second degré.
Les babyloniens n'écrivaient que des recettes sur leurs tablettes, et ce
sont les grecs qui fonderont les mathématiques sur la méthode de déduction.
Le savoir babylonien est ignoré par les grecs jusqu'à ce que Diophante (IVe
siècle) s'y intéresse et poursuive les recherches des habitants du «pays
d'entre les fleuves» Il aura une approche algébrique du problème. Avant lui,
les méthodes sont géométriques.
Au 8e siècle, les mathématiciens arabes ou plus exactement ceux venant de
régions allant de l'Espagne au Moyen-Orient, commencent à se procurer des
manuscrits grecs à constantinople. Ils reçoivent aussi des livres indiens de
calcul qui expliquent l'usage du zéro. Vers 820-830, Al - Khwarizmi,
(originaire d'Ouzbékistan, connu plus tard par des traduction latines appelés
algorismus, origine du mot
Algorithme)
membre de la communauté scientifique réunie autour du calife Al Mamoun,
décrit, dans son traité d'algèbre, des transformations algébriques qui, avec
nos notations, donnent pour l'équation :
6x2 - 6x + 4 = 4x2 - 2x + 8
6x2 + 4 + 2x = 4x2 + 8 + 6x par al jabr ;
3x2 + 2 + x = 2x2 + 4 + 3x par al hatt ;
x2 = 2x + 2 par al muqqabala .
Il
distingue six types d'équations de degré inférieur ou égal à deux, dont les
coefficients a,b et c sont positifs :
ax2 = bx
ax2 = b ax =b ax2 + bx = c ax2
+ c = bx ax2 = bx + c
En outre,
pour l'équation x2 = 8x, il ne donne que la racine 8 (oubliant la
racine zéro, qui n'est pas considérée comme un nombre). Dès justifications
géométriques des résolutions proposées sont données mais, à l'opposé des
grecs, l'esprit de cette méthode est algébrique.
Dans les équations du second degré, l'usage des nombres négatifs ne se répand
qu'à la fin du XVIe siècle, même s'ils font leur apparition 1000 ans avant
dans les mathématiques indiennes. Cela explique donc que la généralisation de
la méthode de résolution d'équation du second degré soit si lente.
Suivant les idées développées par Stévin en 1585, Girard, en 1629, donne des
exemples d'équations avec racines négatives «Le négatif en géométrie
indique une régression alors que le positif correspond à un avancement.».
Il n'a d'ailleurs pas plus de scrupules avec les racines plus complexes. Il ne
faut cependant pas croire que les racines négatives aient alors été acceptées
par tous : Bézout en 1768 écrit encore que les équations n'ont de racines
négatives que lorsque l'énoncé est «vicieux».
Lazare Carnot
(1753-1823) écrit dans son traité de géométrie : «Pour obtenir une quantité
négative isolée, il faudrait retrancher une quantité effective de zéro, ôter
quelque chose de rien : opération impossible.»
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